Salabaï, initiative exemplaire


Avez-vous déjà séjourné dans une école ?

C’est l’opportunité qu’offre Salabaï à Siem Reap. Ce n’est pas la seule à faire cela au Cambodge, mais bon, j’y suis alors je vous en parle. Je commence par dire que si vous voulez soutenir cette initiative, ça a du sens, allez sur leur site internet : http://www.salabai.com/html/

Pour planter le décor, cette école est ce que l’on appelle ici un hôtel-restaurant d’application. Vous trouverez à Phnom Penh l’association Friends International ou encore Hagar qui sont basées sur le même principe.

L’idée est de recruter des jeunes en extrême pauvreté dans les villages et de leur offrir une année de formation complète aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration, et de leur donner en même temps un bagage de culture de base et des bases solides d’anglais. 110 jeunes sont formés ici chaque année.L’action de Salabaï s’inscrit dans le programme plus large d’Agir pour le Cambodge

J’en avais entendu parler, je voulais voir, je trouve que c’est une expérience formidable et déroutante.

C’est avec enthousiasme que les étudiants, tous habillés d’un pantalon ou jupe bleus et d’un polo orange, vous accueillent. Un chaleureux « hellloooo sir, welcome To Salabaï » arrive des 4 ou 5 etudiants à la réception. Impeccable, souriant, agréable, serviable… J’avais presque honte de laisser mon énorme valise de 25 kilos à un jeune qui n’en pèse pas plus de 40. Ma valise était dans ma chambre avant moi

Une jeune de 17-18 ans m’a expliqué en deux mots ce qu’était son école avec une fierté incroyable. Il était 19h, il faisait nuit, il tombait des seaux d’eau, j’étais fatigué de mon voyage en bus de plus de 7h, mais sa joie à effacé toute trace d’épuisement. Momentanément

Chambre très agréable, grand balcon, vue sur la ville. Moustiquaire et air conditionné. Rue pas trop touristique, un peu a lecart de l’agitation nocturne de Siem Reap. Que demander de plus ?

Ce matin, petit déjeuner sur la terrasse au rez de chaussée, donnant sur la rue. Je remarque le panneau d’affichage : nous sommes bien dans une école ! Programme des cours, emploi du temps, photos des élèves, notes… Au coin du couloir, réception : les étudiants me saluent, me sourient et me gratifient d’un bonjour inoubliable. La journée commence avec cette émotion qui me ferait presque oublier de visiter Angkor.

Petit déjeuner copieux, salade de fruits frais, délicieux en regardant le spectacle de la rue.
Service absolument impeccable : on trouve cela rarement au Cambodge, d’autant que les jeunes ne sont à l’école que depuis quelques mois. Il y a une forme de respect mutuel qui s’installe spontanément. Et ils parlent anglais

Rencontre des fondateurs, M. et Mme Dethomas, un couple de français, échange d’une rare richesse…

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Rassemblement à 8h piles pour le briefing du jour.

8h : team meeting. Tous les élèves se placent en rang sur le trottoir. Rituel : on se compte, puis deux viennent réciter leur leçon. Ensuite, lever de drapeau et chanson pour remercier le Roi de tout ce qu’il fait pour eux. Cela fait partie du rituel, parce que le Roi ne fait absolument rien pour les jeunes. Ç’est un ancrage symbolique et discipliné.

Je poursuis mon petit déjeuner et je vois s’installer près de moi une dizaine d’élèves apportant un tableau blanc : ç’est l’heure du cours de « housekeeping » (entretien des chambres, des parties communes, blanchisserie…). J’ai observé une partie du cours, en anglais. Je me suis senti tout petit.

Après une ballade dans Siem Reap, retour à Salabaï, ma chambre était en train d’être faite, au regard des dix paires de tongs dans le couloir. Sourire de tout ce petit monde affairé à s’occuper de ma chambre très sérieusement.

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Le chef du « housekeeping » est dans le couloir, il surveille que tout est fait comme il faut. Je discute avec lui : il veut progresser, il a travaillé dans un autre hôtel avant à Phnom Penh, et pense que c’est bien d’avoir plusieurs expériences professionnelles pour grimper. C’est incroyable d’entendre ça ici, dans ce pays où les gens ne restent pas dans leur travail, n’en trouvent pas ou simplement n’en cherchent pas.

Prix de la chambre : 20$.

Je vais maintenant aller tester le déjeuner et voir ça que les chefs en herbe concoctent, mais déjà, je peux vous dire que ça sent très bon !

Tout le monde y gagne


Social business. Voilà une expression qui prend tout son sens ici. Attablé au Vei Yo Tonlé « non-profit cambodian restaurant », je découvre que le bénéfice de ce resto est utilisé pour aider les enfants en détresse (violés, emprisonnés, battus) à se reconstruire une vie en apprenant un métier, en l’occurrence la cuisine et la danse. Le menu : curry vert de légumes et tofu grillé (soupe) puis riz frit aux légumes verts et basilic.

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Un resto pas tout à fait comme les autres

C’est la nouvelle façon dont les associations évoluent ici. J’avais évoqué le sujet précédemment mais je voulais y consacrer un article. Aller dans ces endroits à une connotation particulière.

Ça s’appelle le « social business » et ce n’est pas une révolution. C’est du bon sens appliqué.

Il y a pas mal de choses ici dans ce domaine : des restos (Friends est le précurseur), des boutiques (on propose à des enfants des rues ou habitant une décharge de récupérer des objets pour en faire d’autres objets « vendables », aidés par un designer qui les aident à développer leur créativité), une ONG qui s’occupe des familles vivant sur les décharges (propose aux touristes d’aller avec eux au marché local acheter fruits, légumes et poissons pour nourrir des enfants des rues + un complément à discrétion pour financer des cours d’alphabétisation)…

Ce qui distingue ce type d’action est qu’elle s’inscrit sur le long terme : donner une formation à un jeune ou une personne en difficulté lui donne une chance d’avoir un avenir.

Pour le client (touriste quasi exclusivement, les khmers ne donnent pas grand chose) ce n’est pas faire un don : c’est vivre une expérience généreuse en se faisant plaisir.

Tout le monde est donc gagnant sans fournir d’effort demesuré. Ça c’est vraiment bien et ça me tente.

Cette expérience me montre encore une fois que ce voyage et ce pays sont des aventures humaines avant tout. Ça, ça me plaît beaucoup aussi.

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