Traverser la rue, c’est très formateur


38 degrés, à l’ombre. La transpiration me noie dans une brume épaisse et torride. Il est 16h30. Je regarde à gauche et à droite, comme on m’a appris lorsque j’étais petit. Je vois des policiers scrutant la circulation chaotique. Les feux rouges sont hs. L’un d’eux se met au centre du carrefour et siffle de tout son souffle. Ca se complique.

Faire la circulation à Phnom Penh est inutile : la circulation se fait toute seule, étonnamment fluide et dense. Dense surtout à ce moment de la journée où les riches et puissants sortent leur 4X4, où les étudiants prennent leurs motos et les tuk tuk ramènent leur cargaison, cartons,vélos, touristes, familles, bonzes et autres. Tout se mèle, tout s’emmêle.

Ouh la la !

C’est alors que je tente, sur un « zebra », de me frayer un chemin pour passer de l’autre côté de l’avenue Monivong, pas loin de la gare.

Traverser… oui, je dis bien traverser, c’est encore Plus

Vie nocturne (2)


Que d’aventures, que d’aventures !

La nuit phnom penhoise réserve bien des surprises. Avant de vous dévoiler d’autres secrets, deux infos :

  • Cool

    J’ai mangé une glace au Blue Pumpkin, un « salon de thé » très décor Apple, avec en bas baguettes, pain de mie, croissants, macarons et pâtisseries comme chez nous et à l’étage salon de thé et petite restauration. On mange sur de grands canapés blancs, les doigt de pied en éventail, le tout avec une vue imprenable sur le Tonlé Sap, la rivière. Délicieuse la glace (citron vert lime, caramel et darin – un fruit qui sent horriblement mauvais – odeur de fromage/beurre rance – mais qui au goût est… bof)

  • J’ai eu un rv très intéressant avec un entrepreneur français, ici depuis 5 ans, qui a décidé de cultiver des salades dans un village à 10km de Phnom Penh, en lien avec une ONG. Il donne du travail au village et reverse une partie de ses bénéfices à l’ONG qui fournit des soins médicaux. Points communs ? Il est du Nord (Dunkerque), il est ingénieur Hei. Drôle ! Plein de conseils pertinents et prudents, je vais visiter son exploitation et l’ONG la semaine prochaine.

Ma soirée d’hier a été riche en surprises. Après une pina colada avec Paul (je ne le présente plus, vous savez maintenant qui c’est), bien méritée je trouve, sur la terrasse sur le toit de l’hôtel, juste au dessus de ma chambre, en avant pour le tuk tuk du soir.  Vers 8h rendez-vous au « Rock », sur Monivong Bd. Je vous donne le nom des rues, parce que vous connaissez parfaitement Phnom Penh (vous avez de la chance !).

Au Rock, donc, soirée multi-activités possible : dancing/bouâte, karaoké, massages, spa, hôtesses. C’est écrit en néon bleu et rouge sur la façade (photo floue : des molosses à l’entrée nous ont interdit d’en prendre !)

Le Rock, tout est possible !

A l’arrivée, portique de sécurité, fouille des sacs, maître d’hôtel en livrée vous demandant ce que vous voulez faire. D’emblée : karaoké ! « OK sir, please follow me ». Dédale de grands couloirs capitonnés kitsch, puis ils nous amène dans une « VIP Room », nous demande de nous assoir. Le karaoké c’est comme çà ici : dans des petites salles que l’on paye à la minute.

Deux problèmes : nous ne sommes que deux et il n’y a personne d’autre dans le salon et une charmante hôtesse nous demande ce que l’on veut boire. Tout de go, debout : « can we go to the dancing ? » Ca n’a pas plu du tout.

Le maître d’hôtel nous emmène donc au dancing : une salle aussi grande qu’une salle du Kinepolis, une concentration de grands canapés rouges faisant face à une gigantesque scène de concert où s’égosillent trois chanteuses et deux chanteurs. Orchestre, jeux de lumières sur des boules de Noël scintillant elles mêmes de leds de toutes les couleurs. Basses à fond, voix hyper aiguës, du rythme et six filles sur la piste pour attirer le chaland à danser. Le chaland cambodgien est allé danser, en couple, face à face sans se toucher. Le chaland français (nous étions les deux seuls) sont restés observer sur notre canapé. Alors arrivent trois serveurs : l’un nous demande ce que l’on veut boire, propose la carte, avec la lampe de poche façon ouvreuse. Le second s’assure que nous sommes content et nous dit avec la plus grande conviction qu’il est « very happy » que l’on ait visité son établissement. Le troisième nous susurre au creux de l’oreille (vu le bruit ambiant, ce n’était pas du chuchotage !) « do you want to meet a girl, sir ? » (voulez vous rencontrer un fille ?). Euhhh non. « OK sir, thank you ». Et nous n’avons plus été importunés.

L’endroit étant au final très drôle mais profondément ennuyeux (pas à cause du manque de filles, bien sûr !). En sortant, sur le parking, Cayenne, X5, Lexus LX430 V8, Mercedes gros calibre : la clientèle était aisée ici !

Nous sommes allés un peu plus loin sur le boulevard (15 minutes à pied tout de même, presque dans le noir), et avons atterri au Golden Town. Autre nom, autre ambiance !

L’endoit était bourré à craquer. Cette fois-ci, devant, c’étaient des mobylettes et des scooters. Jeunesse dorée de Phnom Penh donc. Musique techno à fond, accueil par une cinquantenaire qui avait passé l’âge d’être hôtesse de l’air, elle nous propose un coin sombre très à l’écart de l’ambiance de la salle, en attendant qu’une table se libère près du « dancing floor ». Un petit tour et puis s’en vont, juste pour elle le temps de nous proposer de la compagnie, une bière et toujours le même coin sombre avec insistance. Bon. Pas folichon non plus.

Fin de l’histoire ? Pas tout à fait. En faisant un trajet sans détour en moto, il fallait environ 10 minutes pour rentrer à l’hôtel. J’ai mis ¾ d’heure et épuisé un moto top et deux tuk tuk. Aucun des trois ne savait où était le coin le plus touristique de la ville, ni le Palais Royal, ni le marché central, même prononcés en khmer. Affolant.

Tuk tuk du soir, espoir

Le premier chauffeur m’a tout de même inquiété en allant dans des rues mal éclairées, en ralentissant là où il y avait des gens sur le trottoir. Je suis descendu à un carrefour en n’ayant absolument aucune idée d’où j’étais, je l’ai payé mais je n’avais plus de billet d’un dollar, et lui n’avait pas de monnaie. Négociation de dernière minute, au point où j’en étais, il n’avait pas beaucoup le choix et moi non plus. J’ai retenté deux fois ma chance avant de trouver un point de repère, une rue fréquentable, avec une folle envie de faire pipi… voyage un peu galère.

Avec tout çà, je n’ai pas dîné ni entendu le téléphone sonné pour entendre la voix de ma douce… drôle de soirée.

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