Attention en traversant


A Battambang :

Alors que je cherche désespérément un tuk tuk qui comprenne ma destination, la pluie se met à tomber, quelques seaux d’eau ajoutés à la circulation chaotique de Battambang…

Je marche donc sous la pluie lorsque j’entends un « boum ! », pas de tôles mais plutôt un choc dur accompagné d’un petit cri de chat.

Soudain, trois petites filles qui sortent en courant et hurlant d’un magasin. Bravant la circulation très agitée elles traversent la rue et stoppent leur course en plein milieu. Le temps de tourner la tête et je comprends la situation.

Une femme en pyjama rose « Angry Birds » (hyper tendance au Cambodge) est accroupie par terre se tenant la jambe et tente de se faire entendre. Un attroupement se forme sur les trottoirs et on commente la scène. À côté de la femme blessée se trouve la cause de son malheur : une moto. Rapidement, le conducteur remonte sur son cheval hurlant, démarre et s’en va.

La femme aidée des enfants arrive à regagner le trottoir. Dispersion.

J’ai eu du mal à me remettre en route.

20120528-054859.jpg

À Siem Reap :

Je dîne tranquillement chez Sokhtea, une cantine khmère loin de l’agitation touristique. Au menu : soupe de nouilles au poulet et une assiette de « morning glory » à la sauce d’huître (les morning glory sont de grandes tiges qui poussent dans les étangs, ressemblant à des tiges d’arum – excellent au wok !).

Je remarque une petite fille en pyjama jaune à fleurs, 3 ou 4 ans, regarder avec envie le comptoir derrière lequel ses parents font la cuisine. Puis elle se lance.

Telle Indiana Jones, la voici qui escalade avec difficulté l’édifice instable, un bon mètre 60. Elle me regarde genre  » tu ne me crois pas capable de le faire hein ? ». Et bien si, elle y arrive très bien et se tient maintenant debout sur le comptoir. Je crains le pire et attends une réaction des parents. Rien ne se passe.

Indiana Jones décide de gagner de l’altitude. Elle escalade maintenant une vitrine servant à ranger les ingrédients de la cuisine. Même regard, même témérité. Je me tiens prêt a toute éventualité. Ce qui devait arriver arriva avant même que je n’y pense : la vitrine casse sous le poids de la petite fille, bascule et se fracasse au sol, accompagnée d’un bruit sourd, la tête percute le trottoir au milieu des clients.

Quelques cris viennent de derrière le comptoir, on s’agite mais on n’arrète pas le wok. Un attroupement se forme aussitôt. On commente la scène. Ce sont deux touristes qui se ruent sur la petite fille fille, cherchent un regard d’adulte, rien, des cris et des commentaires. Ils emmènent la petite en tuk tuk à l’hôpital.

Les parents ont sorti du scotch pour remettre la vitrine en état.

Je n’ai pas bien digéré les morning glory.

Ici, il faut prendre soin de soi. Ne jamais commettre d’imprudence ni braver la circulation. Un accident est toujours un problème.

Publicités

Comment retrouver son hôtel à Phnom Penh ?


Voilà le premier défi « Koh Lantesque » (merci TF1 pour cette appellation vraiment très jolie) qui attend le voyageur fraîchement atterri à Pochentong Airport. C’est pour aujourd’hui !

Phnom Penh est aussi attachante que déroutante, au sens propre du terme. Elle vous permettra de développer vos capacités d’observation, de patience, de sens de l’orientation et parfois de témérité. Mais par 38 degrés, vous vous devez d’être efficaces car le dessèchement vous guette à chaque coin de rue.

Rendez-vous rue 21.

Après une bonne demie heure de recherche sur le plan, aidé par plusieurs personnes à l’hôtel, vous allez enfin trouver la rue 21.

Toute personne arrivant à Phnom Penh se doit de faire l’exercice, avant même de défaire ses bagages. Il faut en effet quelques jours pour se repérer dans cette ville, qui ne parait pas comme çà si complexe, mais… Tiens, cela me donne l’idée de proposer une formation aux touristes – et aux tuk tuk !

C'était plus simple... en 1928 !

Lorsque l’on reste trois jours à PP, ce n’est pas bien grave : on trouve cela amusant. Lorsque vous venez pour un séjour plus long ou pour y vivre, il faut absolument vous y faire, et vite. Ce qui évite le syndrome du jet ski dont j’ai parlé dans cet article (cliquez ici).

Une organisation… désorganisée.

Donc, si vos pas vous mènent à Phnom Penh vous vous rendrez compte dès le premier jour que les rues portent des noms et des numéros, que ceux-ci sont organisés en théorie comme cela :

  • les rues numéros pairs sont perpendiculaires à la rivière Tonlé Sap, et numérotées du Nord au Sud. La rue n°2 est donc tout au nord.
  • les rues numéros impairs sont parallèles au Tonlé Sap, et numérotés à partir de la rivière, la rue n°1 est donc toute proche du fleuve.
  • Dans les rues, les numéros des maisons se suivent en commençant par le fleuve ou par le nord.

En théorie.

Dans la pratique, les rues ne sont pas toutes dans l’ordre et les numéros de rue ne se suivent pas. On passe de la 178 à la 184, rien entre les deux.

Elle ne sont pas forcément dans l’ordre. La rue n°430 est après la 484 vers le sud, la 21 dans le prolongement de la 19, qui devraient être tout au Nord et qui sont pourtant… tout au sud.

Les numéros de maisons, c’est à peu près pareil. Dans la rue 63, la numérotation commence au n°1, puis d’un coup il y a 6 n°43, ensuite on passe au n° 124 et enfin, si l’on continue la rue, la numérotation reprend à 24 après le 173, jusqu’à la rivière.

Sur les plans gracieusement donnés dans les guest house ou hôtels, on indique parfois les numéros, parfois les noms. Dans la grande majorité des cas, la serviabilité et le sourire du réceptionniste fera tout pour vous aider ne suffira pas. Les autres personnes qu’il sollicitera jusqu’à créer un petit attroupement ne vous seront sans doute pas d’un grand secours. Quant au chauffeur de moto-dop, il n’est pas rare qu’il s’arrête en plein carrefour pour demander à un ou plusieurs de ses confrères son chemin. Si en dernier recours vous consultez Dieu Google Maps, vous ne serez pas beaucoup plus avancé.

Pour parachever ce guide d’orientation de Phnom Penh, on ajoutera que les noms ou numéros de rues ne sont indiqués quasiment nulle part sauf sur les grandes avenues, que certains plans n’indiquent pas les mêmes numéros pour une seule et même rue, et que les numéros de maisons sont parfois effacés ou écrits au feutre sur la façade.

La solution consiste donc :

  • à vous munir de n’importe quel plan disponible là où vous logez et de l’avoir toujours sur vous, avec une croix là où se situe votre hébergement
  • de prendre votre plus beau stylo et marquer sur ce plan les points principaux de la ville : Psar Thmei (le marché central), Wat Phnom, la gare, les différents grands marchés, les principaux axes (avenues et grandes rues), les grandes pagodes, le Riverside
  • de noter à même le plan le nom de ces endroits en khmer et en anglais, sachant que le motodop ne comprend pas des masses l’anglais
  • durant votre trajet, de ne pas hésiter à vous arrêter ou faire arrêter votre carrosse pour repérer le numéro de rue
  • lorsque vous prenez un motodop ou un tuk tuk, ne pas indiquer le nom de votre hôtel (il ne le connait pas souvent), ni le numéro de rue (pas non plus) mais le nom d’un des grands points de repère proche de votre lieu de destination, et une fois arrivé à ce point, indiquer au chauffeur le trajet pour vous rendre là où vous allez. Repérage indispensable donc.
  • à apprendre quelques mots en khmer : le nom des sites, « plus loin », « à gauche », « à droite », « stop », « la rue d’après », « demi tour », « attendez ici ». Vous n’aurez pas besoin de « plus vite », oubliez ce terme au Cambodge.

Mais où est donc Sambo ?


Sambo… Un nom exotique qui sent bon les tropiques, l’Amérique du Sud… La musique, la danse aussi. Mais vous connaissez Sambo, vous l’avez rencontré dans un article précédent et dans la galerie photo.

Alors ? Vous ne voyez pas ?

Sambo ne danse pas et il vient de fêter son 54eme anniversaire. Toujours pas ?

Allez je vous aide : Sambo est l’une des figures de Phnom Penh. Une magnifique et sensuelle elephante qui a fait pendant 30 ans la joie des petits et des grands.

Sensuelle et séduisante... au revoir Sambo !

Sambo la belle et séduisante (j’ai fait sa connaissance le 14 janvier, quel coup de foudre !) vient de prendre sa retraite et n’arpentera plus le parc de Wat Phnom, plus personne ne fera de balade avec elle.

Sambo a une belle histoire : elle a sauvé son propriétaire des Khmers Rouges parce qu’elle pouvait travailler dans les champs. Et seul son propriétaire pouvait la conduire.

Dimanche, la municipalité annonce son retrait et son remplacement. Le propriétaire a une autre femelle à proposer, au doux nom de Chi-Yol. On cherche la bonne solution. Depuis hier, il n’est plus question de remplacer Sambo. Plus d’éléphant à Phnom Penh.

Sambo vient de faire son dernier voyage, elle est malade et a un pied infecté. Elle sera soignée et cela devrait, selon les médecins, durer au moins deux ans. On ne sait pas encore qui paiera les soins.

Mr Sorn, son propriétaire, lui a construit une maison, et se retrouve sans un rond.

Une icône de la ville s’en est allée.

Sinon, dans les news du jour,

  • j’ai été invité par une jolie réceptionniste de l’hôtel à déjeuner avec toute l’équipe de réception, j’ai décliné lorsqu’elle m’a expliqué le menu (des crêpes noires farçies de soja, de lime, de menthe et de crevettes achetées au Psar Kandal, le marché à côté de l’hôtel)
  • je suis à Battambang jusque vendredi. Je visite un éco-hotel (superbe) et une ONG (ouah !) qui apprend le cirque aux enfants des rues

Assez varié comme planning !

Oui !


C’est drôle ici. On peut parler avec n’importe qui dans la rue sans aucun problème. Hier, j’ai trouvé une rue (178 sur la carte) où il n’y avait que des galeries d’artistes. Je me suis demandé pourquoi ici, dans ce quartier de petites boutiques et ateliers de réparation automobile !

Alors, je suis aller visiter quelques galeries. Rien de folichon, mais quelques belles oeuvres tout de même, et un vrai effort de décor pour certaines.

J’ai posé ma question à un « responsable » (en fait on ne sait pas qui fait quoi ici). Dans mon meilleur anglais :

« hello »

hello

« do you speak english »

yes (sourire jusque là)

« very nice paintings ! the artist is from Phnom Penh ? »

yes (sourire)

« lot of colors ! »

« yes »

« is it Bouddha here ? »

« yes, bouddha, yes »

« what is the price  ? »

« yes »

« ok, do you sell this painting ? »

yes

« how much ? »

yes yes (il part chercher un chauffeur de tuk tuk)

yes sir, ok ?

« yes, ok, thank you »

do you want tuk tuk ?

« I prefer to walk »

yes, thank you, sir, thank you

Je vous la fais très courte, mais ici, on apprend la patience, répéter, répéter encore, ne pas abuser de leur gentillesse et ne pas se moquer ni rire, même si des fois, il y a de quoi piquer une crise de fou rire !

Sourire en dessinant

Au fait, il y a des galeries, parce que la « Royal Academy of Arts » est dans la rue. Je suis entré, c’est un magnifique bâtiment construit par les français, rouge foncé. Les étudiants sont adorables et…souriants !

 

Uniterre

Carnets de voyage - Blogs de voyage - Uniterre

e-voyageur

e-Voyageur

Paperblog

Voyage-Annuaire.com

Canalmonde

Ma petite maison d'édition

Ce n'est pas parce qu'on écrit pour les petits qu'il faut écrire comme un petit

Suo sdey ! Cambodia News

Partir au Cambodge, voyage au Cambodge, expatriation et solidarité !

My Totebag

Le fourre-tout d'une découvreuse qui a besoin de vider son sac

Scent Corner The Blog

Where scent meets travel

Par ici les bonnes nouvelles !

Pour en finir avec la morosité, place aux Idées à Haute Valeur Humanité

Jacques Blog- par Jacques Bloch

Stratégie et développement international

L'Observatoire du BoP

Entreprise, Pauvreté, Développement

Suo sdey ! News from Cambodia

Khmer news - Impressions du quotidien au Cambodge, et sur l'expatriation et la solidarité

-- Mémoires d'Outre-Atlantique

Il était une fois aux Etats Unis...

Le Barang

La Drôle de Vie des Expatriés au Cambodge

Ma Cuisine et Vous

Quelques recettes juste pour vous

Vivre au Cambodge

Blog d'un expatrié au pays du sourire

existence !

blog de philosophie imprévisible, dir. Jean-Paul Galibert

That's Life !

Regard amusé d'un humaniste engagé, passionné de mécénat, de voyage et de découverte des autres !

Actualité du mécénat et des fondations de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

La veille de l'IFFRES, Institut Français des Fondations de Recherche et d'Enseignement Supérieur

%d blogueurs aiment cette page :