Voyage solidaire, vraiment ?


La grande tendance, c’est faire solidaire. On en trouve partout : sur les paquets de café comme dans les articles de journaux. Tout le monde en parle, cela frise l’indigestion.

La solidarité, c’est aussi distinguer le naturel du trucage. Ici, c’est nature.

Au palmarès des pays où le mot solidaire est prononcé, le Cambodge doit se tailler la part du lion. Personne ne sait vraiment combien d’ONG sont présentes sur place, les estimations oscillent entre 2500 et 4000. Une solidarité Nord Sud fondamentalement utile, encouragée mais Plus

Une semaine déjà…


Une semaine vient de s’écouler à Phnom Penh.

Une arrivée chaleureuse (et très chaude), la trépidation de le vie locale, les découvertes gastronomiques (si l’on peut dire), les rencontres, les repos, tout cela c’est organisé très harmonieusement.

Quelques rendez vous intéressants ont jalonné cette semaine :

  • Une responsable d’ong qui s’occupe d’un orphelinat
  • Un patron dans le tourisme solidaire (très intéressant)
  • Mon copain cultivateur de salades qui a des projets dans le tourisme aussi, qui ma fait rencontrer une cambodgienne formidable (je vois vos mines interrogatives sur ce sujet… Oubliez vos a prioris, toutes les cambodgiennes ne cherchent pas à se caser ou à se prostituer). En l’occurrence, elle gère avec sa mère un restaurant et a des projets dans le tourisme rural. Je vous raconterai son histoire dans un autre article.

Lentement, lentement… Peut être pourrais-je acheter un tuk tuk ?

Tout cela avance lentement et pas à la cadence que jaimerais.

Je constate que les réponses aux mails que j’envoie pour proposer un échange son beaucoup moins rapides. Résultat très différent du début de l’année. Explication : le rythme des gens change pendant la saison chaude. On travaille plus lentement et beaucoup moins donc les patrons un peu plus (ça ne vous rappelle pas un truc du genre les 35 heures ?).

Pour moi, cela signifie moins de rendez vous, donc moins de possibilité d’avancer.

À chaque rencontre, une idée nouvelle apparaît. C’est normal, c’est le jeu des projets, où rien n’est stable avant d’avoir vraiment commencé concrètement.

Pour moi, cela signifie des réflexions supplémentaires, car l’avis des gens qui vivent ici est très important à prendre en compte.

La chaleur est lourde. Lorsque je suis arrivé à l’aéroport de Phnom Penh Pochentong dimanche dernier, il devait faire dans les 35 degrés. À 19h. Dans la journée la plus chaude de la semaine, je pense qu’on a atteint les 39/40. La nuit est plus agréable, il ne fait que 30/31.

Pour moi, c’est un double défi de ne pas laisser ma tête se liquéfier et de rester dans un rythme personnel où je me sens bien. Je n’ai trouvé de réponse ni à l’un ni à l’autre pour le moment.

Dans ce pays charmant, souriant, accueillant, je me sens seul à porter mon idée. Certes je partage lors des rencontres, mais cette solitude est assez difficile à supporter par moment. C’est un phénomène sans doute normal, je l’ai vu souvent chez des créateurs d’entreprise en France lorsque je faisais du conseil.

Pour moi c’est difficile, j’avoue que vendredi, j’ai un peu pété les plombs avec une quasi envie de repartir. Les deux personnes que j’ai rencontré dans cette journée m’ont redonné du peps. Et je me dis que je ne pourrais pas faire quelque chose ici tout seul. Je dois donc trouver un « ami » qui partage mon projet et qui a envie de se lancer avec moi. J’ai une piste. Ou l’inverse : quelqu’un qui a un projet similaire avec qui je peux avancer. J’ai une piste aussi.

L’autre conséquence de cette solitude est de me renfermer. Par moment j’ai envie de rester couché la clim à fond et d’alterner les périodes allongé et les douches entre un navet américain et un karaoke khmer à la télé. Ou encore de ne parler à personne, dehors, de ne pas vouloir communiquer à qui que ce soit. Inévitablement, cette spirale aboutit à être énervé, et tellement speed que je perds le contrôle et que j’envoie bouler tous ceux qui s’aventurent à me parler.

Le perte de contrôle, c’est la frontière à ne surtout pas dépasser ici : chez les cambodgiens, on est respecté pour sa maîtrise de soi. Elle traduit une sérénité intérieure et le respect de l’autre. Quand vous perdez le contrôle, il perd la face… Et vous perdez le respect d’un coup, sans retour. Donc à peu près tout.

Écrire tout cela, vous l’écrire, mes très chères lectrices et lecteurs, me fait un bien fou. Je sens que je vais passer une bonne journée.

C’est incroyable ce qu’on apprend sur soi dans une aventure comme celle-là ! Mais que c’est difficile de ne pas se décourager !

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